🏗️ Dossier 2026 :
Quel est le meilleur logiciel VGP ?

Mis à jour le 24 juillet 2026 — tarifs, éditeurs et fonctionnalités vérifiés sur les sites officiels et les registres d’entreprises ; références réglementaires vérifiées sur Légifrance.

✅ Pourquoi un logiciel pour gérer vos VGP ?

La VGP — Vérification Générale Périodique — est le contrôle réglementaire obligatoire de vos équipements de travail : engins de levage, chariots élévateurs, nacelles, élingues, harnais antichute, échafaudages… Tous les 3, 6 ou 12 mois selon l’équipement (article R4323-23 du Code du travail et ses arrêtés d’application), une personne qualifiée doit vérifier chaque machine, consigner le résultat au registre de sécurité et faire lever les observations.

Les enjeux ne sont pas théoriques : en 2023, l’Assurance Maladie a recensé 555 000 accidents du travail indemnisés et 759 décès, la manutention restant la première cause d’accident avec arrêt (environ un accident sur deux). Et côté juridique, l’absence de vérification expose l’employeur à une amende de 10 000 € multipliée par le nombre de travailleurs concernés (article L4741-1) — sans parler de la faute inexcusable en cas d’accident. Suivre tout cela sur Excel — dates éparpillées, rapports PDF perdus, relances oubliées — ne tient pas la route au-delà de quelques machines.

Avant de comparer, une distinction que la plupart des comparatifs ignorent : le marché mélange deux familles d’outils qui ne font pas le même métier :

  • Les outils pour exploitants de parc (GearTracker, QRTick, Ealico…) : vous possédez ou louez les équipements, l’outil planifie les échéances, centralise les rapports, alerte avant chaque date limite et trace la levée des observations.
  • Les outils pour vérificateurs (Pro VGP, eControle, Octav…) : vous réalisez les VGP, l’outil produit le rapport conforme à l’arrêté du 1er mars 2004, gère vos tournées, vos signatures et votre facturation.

VGPManager couvre les deux usages. Nous avons enquêté sur une vingtaine de solutions et retenu les 7 les plus sérieuses pour le marché français. Notre méthodologie et nos réserves sont détaillées plus bas.


🏆 Le classement interactif

Contrairement aux comparatifs figés, ce classement s’adapte à votre situation : choisissez un profil, précisez votre usage (exploitant de parc ou vérificateur), activez des filtres, et l’ordre se recalcule instantanément. Cliquez sur une solution pour le détail des notes.

Votre profil :
Votre usage :

7 solutions classées selon vos critères — les notes par critère sont détaillées dans notre méthodologie en bas de page.

Le spécialiste français du suivi des équipements côté exploitant : EPI antichute, élingues, matériel de levage… avec gestion des clients et de leurs parcs, base d'équipements pré-renseignée, scan NFC/code-barres, alertes avant chaque échéance de vérification, rapports de conformité PDF et suivi des habilitations des porteurs. Les listes de contrôle sont personnalisables : reprenez-y les points de l'arrêté et le rapport peut valoir rapport de VGP — mais les trames ne sont pas livrées pré-configurées par type d'engin comme chez les outils de vérificateurs.

Couverture VGP7,5
Ergonomie9,0
Prix & transparence9,5
Mobile & terrain8,5
Conformité FR7,5
Reporting7,0
Essai & déploiement9,5

Points forts

  • Plan gratuit permanent (jusqu'à 100 équipements) et utilisateurs illimités sur tous les plans — unique dans ce panel
  • Tarification publique la plus accessible du comparatif (0,85 €/équipement/an), inscription libre sans carte bancaire
  • Pensé terrain : apps iOS/Android, scan NFC/code-barres, base d'EPI pré-renseignée qui divise le temps de saisie
  • Gestion centralisée des clients et de leurs parcs d'équipements
  • Va au-delà des équipements : formations et habilitations des collaborateurs (CACES, travail en hauteur…) avec leurs échéances

Points faibles

  • ⚠️ Pas de trames VGP pré-configurées par type d'engin : le rapport de conformité PDF peut valoir rapport de VGP si vos listes de contrôle reprennent les points de l'arrêté, mais c'est à vous de les construire
  • ⚠️ Pas de module GMAO complet (maintenance préventive/curative planifiée)
  • ⚠️ Éditeur récent, encore peu d'avis publics sur les plateformes
Tarifs
Gratuit ≤ 100 équipements, puis 0,85 €/équipement/an — utilisateurs illimités
Essai / démo
Essai ou démo libre
Éditeur
GearTracker (France)
Avis clients
Trop peu d'avis publics
Équipements & EPIClients & parcs d'équipementsInspections & alertes d'échéancesRapports de conformité PDFListes de contrôle personnalisablesScan NFC / code-barresAffectation nominativeFormations & habilitationsRéparationsAPI, IA & MCP
Voir le site de GearTracker

📋 Tableau récapitulatif

SolutionCibleTarifEssai libreOrigine
GearTrackerExploitants (EPI & équipements)Gratuit ≤ 100 équip., puis 0,85 €/équip./an🇫🇷 France
OctavVérificateurs multi-domainesDès 5 € HT/mois/module, plafonné à 100 € HT/mois🇫🇷 France (Vauvert)
QRTickExploitantsDès 39 €/mois tout compris✅ 30 jours🇫🇷 France
Pro VGPVérificateurs levageDès 9 €/mois🇫🇷 France (Vernouillet)
eControleOrganismes de contrôleDès 119 € HT/mois ou achat 1 990 € HT🇫🇷 France (Lédat)
EalicoExploitants (maintenance réglementaire)Sur demande🇫🇷 France (Paris)
VGPManagerExploitants + vérificateursSur devis🇫🇷 France (Saint-Xandre)

1. GearTracker — le suivi du parc et des EPI côté exploitant

Présentation

GearTracker est le spécialiste français du suivi des équipements côté exploitant : EPI antichute (harnais, longes, casques), élingues et accessoires de levage, extincteurs, outillage… L’outil permet de gérer vos clients et leurs parcs d’équipements, puis organise tout ce qui entoure la VGP : inventaire avec base d’équipements pré-renseignée, scan NFC/code-barres, inspections avec alertes avant chaque échéance, rapports de conformité PDF sur la base de listes de contrôle personnalisables, affectation nominative, réparations, et suivi des formations et habilitations de chaque collaborateur (CACES, travail en hauteur…). Si votre vérification est réalisée en interne par une personne qualifiée, le rapport peut valoir rapport de VGP dès lors que vos listes de contrôle reprennent les points exigés par l’arrêté ; sinon, l’outil centralise les rapports de votre organisme et fait en sorte que vous n’oubliiez jamais une échéance.

Points forts :

  • 🆓 Plan gratuit permanent jusqu’à 100 équipements et utilisateurs illimités sur tous les plans — unique dans ce panel.
  • 💶 Tarification publique la plus accessible du comparatif (0,85 €/équipement/an, soit ~35 €/mois pour 500 équipements), inscription libre sans carte bancaire.
  • 📱 Pensé terrain : apps iOS/Android, scan NFC et code-barres, ajout d’un équipement en quelques secondes grâce à la base pré-renseignée.
  • 🤝 Suivi multi-clients : centralisez vos clients et leurs parcs d’équipements dans le même outil.
  • 👤 Conformité des personnes en plus des équipements : formations, habilitations et leurs échéances — l’angle mort de la plupart des outils VGP.

Points faibles :

  • 📝 Pas de trames VGP pré-configurées par type d’engin : le rapport de conformité PDF peut valoir rapport de VGP si vos listes de contrôle reprennent les points de l’arrêté du 1er mars 2004 (examens de l’art. 9, essais de l’art. 6), mais c’est à vous de les construire — là où les outils de vérificateurs les livrent clés en main.
  • 🔧 Pas de GMAO complète (ordres de maintenance préventive/curative planifiés).
  • 🏢 Éditeur récent, encore peu d’avis publics sur les plateformes.

Pour qui ? Toute organisation qui exploite un parc d’EPI et d’équipements réglementés (BTP, travaux en hauteur, industrie, associations) et veut fiabiliser ses échéances de VGP sans usine à gaz. Pour la gestion de parc au sens large, voyez aussi notre comparatif des logiciels de gestion d’équipements.


2. Octav — le vérificateur multi-domaines nouvelle génération

Présentation

Octav (Vauvert, Gard) est un logiciel français pour vérificateurs qui couvre bien plus que le levage : incendie, EPI, électricité, rayonnage… Il gère la tournée de bout en bout : planification et optimisation des trajets sur carte, saisie hors-ligne, rapports personnalisables, traçabilité QR/NFC, extranet client et contrôleur, et facturation électronique prête pour l’échéance 2026 — avec une boutique intégrée de consommables (étiquettes, puces NFC, scellés).

Points forts :

  • 🧩 Multi-domaines : un seul outil pour tous les types de vérifications, du levage au rayonnage.
  • 💶 Grille publique plafonnée : dès 5 € HT/mois par module, maximum 100 € HT/mois en illimité, sans engagement.
  • 🗺️ Optimisation des tournées sur carte — un vrai gain pour les contrôleurs itinérants.
  • 🧾 Facturation électronique 2026 native et API disponible.

Points faibles :

  • 🏢 Structure unipersonnelle (entreprise individuelle) : pérennité et continuité de support à évaluer avant d’y adosser toute son activité.
  • 🚪 Pas d’essai en libre-service : démo personnalisée sur réservation.
  • Avis Google auto-affichés sur un très faible volume (8 avis).

Pour qui ? Les contrôleurs indépendants et petites sociétés de vérification multi-domaines qui veulent un outil moderne à coût plafonné.


3. QRTick — le suivi VGP par QR code, sans friction

Présentation

QRTick mise tout sur la simplicité : un QR code sur chaque équipement, l’historique complet en un scan, des périodicités réglementaires calculées automatiquement, des alertes email/SMS à J-30, J-15 et J-7, et un registre numérique conservé 5 ans (la durée de l’article D4711-3). Forfait tout compris à partir de 39 €/mois, 30 jours d’essai gratuit.

Points forts :

  • Mise en place éclair : QR codes, périodicités automatiques, alertes — l’essentiel de la conformité en quelques heures.
  • 📱 Apps iOS/Android avec hors-ligne et validation hiérarchique multi-utilisateurs.
  • 🗂️ Registre numérique cloud avec conservation alignée sur les 5 ans réglementaires.
  • ✍️ 30 jours d’essai gratuit toutes fonctionnalités, forfait sans coût par utilisateur.

Points faibles :

  • 🏢 Éditeur opaque : impossible d’identifier la société (SIREN, siège) depuis le site — un point de vigilance sérieux.
  • 💸 Tarifs incohérents entre les pages (39 €/mois ou 29,99 €/mois) : à faire confirmer.
  • Aucun avis client ni référence vérifiables.

Pour qui ? Les PME (BTP, logistique, industrie) qui veulent le suivi d’échéances le plus simple possible — après avoir levé le point de transparence sur l’éditeur.


4. Pro VGP — les rapports de VGP levage pour 9 €/mois

Présentation

Pro VGP (BSL Entreprise, Vernouillet) s’adresse aux vérificateurs d’équipements de levage : chariots, nacelles, grues, hayons, ponts roulants. Il produit des rapports PDF illimités conformes à l’arrêté du 1er mars 2004 (logo, numérotation automatique, annexe photos), avec signatures manuscrites horodatées sur tablette, étiquettes QR code par machine dont le statut de conformité se consulte d’un scan, planification automatique de la prochaine VGP et portail client sans création de compte — pour 9 €/mois.

Points forts :

  • 💶 Le prix le plus bas du panel : dès 9 €/mois toutes fonctionnalités, sans engagement, comptes inspecteurs illimités.
  • 📄 Rapports conformes à l’arrêté du 1er mars 2004, questionnaires pré-configurés par type d’engin.
  • 🏷️ Étiquettes QR code : le statut de conformité de chaque machine est consultable sur le terrain d’un scan.
  • 🔔 Alertes J-30/J-15/J-7 avant chaque échéance, portail client inclus.

Points faibles :

  • 🎯 Levage uniquement : pas d’électricité, d’incendie ni d’autres domaines.
  • 🏢 Éditeur opaque : mentions légales sans SIREN identifiable, aucune référence client vérifiable.
  • 📱 Pas d’app mobile native ni de hors-ligne documentés : usage web sur tablette connectée.

Pour qui ? Les vérificateurs levage indépendants (ou les personnes qualifiées internes) qui veulent digitaliser leurs rapports au coût minimal.


5. eControle — le vétéran des organismes de contrôle

Présentation

eControle, édité par Assist Développement Informatique (Lot-et-Garonne) depuis 2009, est l’outil « métier » historique des organismes de contrôle : suite Windows multiposte, mode tablette 100 % hors-ligne éprouvé sur les sites sans aucune connectivité (y compris nucléaire et défense), modules par domaine (levage et engins, électricité, aires de jeux…), planning avec notifications, devis et facturation Factur-X intégrés et portail client web.

Points forts :

  • 🏢 La plus longue existence vérifiée du panel (SARL créée en 2009).
  • 🔌 Hors-ligne total sur tablette — la référence pour les sites isolés.
  • 🧾 Chaîne complète du vérificateur : de la planification à la facturation Factur-X.
  • 💶 Grille tarifaire entièrement publique, avec option d’achat de licence perpétuelle (1 990 € HT + maintenance 15 %/an).

Points faibles :

  • 🖥️ Architecture datée : serveur Windows à installer, interface moins moderne que les SaaS du panel.
  • 💸 Coût d’entrée élevé pour un indépendant (119 € HT/mois par module, 259 € HT/mois pour l’électricité).
  • Aucun avis client tiers vérifiable.

Pour qui ? Les organismes de contrôle structurés, multi-vérificateurs, qui privilégient la robustesse et le hors-ligne total à la modernité de l’interface.


6. Ealico — la maintenance réglementaire pilotée par la veille

Présentation

Ealico (Paris, 2016) se définit comme « plus qu’un logiciel VGP » : un outil de maintenance réglementaire qui détermine automatiquement les obligations applicables à chaque actif sur 17 thématiques (levage, équipements sous pression, électricité, incendie, ascenseurs…), avec veille réglementaire intégrée, échéanciers, suivi de la levée des observations et exports. Sa référence nominative chez Sanofi (site d’Aramon) crédibilise l’approche grands comptes.

Points forts :

  • ⚖️ Détermination automatique des obligations par actif, adossée à une veille réglementaire intégrée — unique dans ce panel.
  • 🧩 17 thématiques réglementaires : la couverture la plus large côté exploitant, bien au-delà du levage.
  • 📊 Suivi structuré des observations et de leur levée, exports et graphiques de conformité.
  • 🏭 Éditeur établi (2016) avec référence grand compte nominative (Sanofi).

Points faibles :

  • 💸 Tarification non publiée : passage obligé par un commercial, pas d’essai libre.
  • 📱 Pas d’app mobile ni de hors-ligne documentés.
  • Très peu d’avis publics.

Pour qui ? Les ETI et grands comptes multi-régimes (levage + ESP + électricité + incendie…) qui cherchent un pilotage réglementaire consolidé plus qu’un outil terrain.


7. VGPManager — le duo exploitant + contrôleur à l’ancienne

Présentation

VGPManager (APdsi, Charente-Maritime) est en réalité deux produits : VGPManager pour les exploitants (planification des contrôles réglementaires, levées de réserves, suivi budgétaire, en complément d’une GMAO) et VGPContrôleur pour les vérificateurs (saisie sur PC, tablette ou Android en mode déconnecté, photos, dictionnaire de remarques). Sa particularité revendiquée : des trames de rapport entièrement personnalisables, appréciable pour les contrôles internes.

Points forts :

  • 👥 Deux produits dédiés pour les deux usages, exploitant et vérificateur.
  • 📝 Trames de rapport entièrement personnalisables.
  • 📴 Saisie en mode déconnecté (PC, tablette, Android), QR codes lisibles sans appli dédiée.
  • 💰 Suivi des coûts et du budget de vérification, interfaçage GMAO.

Points faibles :

  • 💸 Aucune grille tarifaire publiée, conditions d’essai non précisées.
  • 🖥️ Interface d’une génération précédente, pas d’app iOS.
  • Aucun avis ni référence vérifiables ; structure juridique récente malgré une activité revendiquée depuis 2015.

Pour qui ? Les organisations qui veulent des trames de contrôle sur mesure (contrôles internes spécifiques) et acceptent un outil moins moderne.


🧭 Exploitant ou vérificateur : ne comparez pas des choux et des carottes

C’est le piège n°1 de ce marché. Pro VGP à 9 €/mois et eControle à 119 €/mois ne sont pas « le même produit en moins cher » : l’un produit des rapports levage en SaaS léger, l’autre équipe un organisme de contrôle complet avec facturation. De même, GearTracker ou QRTick ne « font » pas la VGP : ils garantissent qu’aucune échéance ne passe à la trappe et que rapports, observations et levées de réserves sont tracés — la vérification elle-même reste réalisée par votre personne qualifiée ou votre organisme.

La bonne question n’est donc pas « quel est le meilleur logiciel VGP ? » mais « qui produit le rapport, et qui suit le parc ? ». Beaucoup d’organisations finissent avec un outil de chaque côté : le vérificateur (externe ou interne) produit ses rapports dans son outil, l’exploitant les centralise et pilote les échéances dans le sien. Le comparateur ci-dessus intègre ce filtre d’usage — servez-vous-en.


⏱️ Périodicités VGP : le simulateur par type d’équipement

Quelle périodicité pour quel équipement ? Cherchez votre matériel, et obtenez la périodicité réglementaire, le texte de référence et les particularités. Renseignez la date de votre dernière vérification pour calculer votre prochaine échéance.

18 types d'équipements — cliquez pour le texte de référence et les particularités. Ces périodicités sont des maximums réglementaires : l'employeur peut vérifier plus souvent.

Périodicités vérifiées sur Légifrance en juillet 2026 (arrêtés des 1er mars 2004, 5 mars 1993, 19 mars 1993, 21 décembre 2004 et 21 décembre 1993). Ce simulateur est informatif et ne remplace pas la lecture des textes : en cas de doute, rapprochez-vous de votre organisme de contrôle ou de votre CARSAT.


⚖️ Ce que dit la réglementation (et ce qu’on croit à tort)

Qui peut réaliser une VGP ?

Contrairement à une idée très répandue, la VGP des équipements de travail n’exige pas un organisme accrédité. L’article R4323-24 demande des « personnes qualifiées, appartenant ou non à l’établissement, dont la liste est tenue à la disposition de l’inspection du travail », compétentes sur les risques de l’équipement et connaissant la réglementation. Un technicien de maintenance formé peut donc réaliser les VGP en interne — à condition de pouvoir justifier sa compétence, d’être placé hors de la hiérarchie directe de la production (circulaire DRT 2005-04) et d’être inscrit sur la liste. Le recours à un organisme accrédité (Apave, Bureau Veritas, Dekra, Socotec…) reste le moyen de preuve le plus simple, et devient obligatoire quand l’inspection du travail demande une vérification. Dans tous les cas, la responsabilité reste celle du chef d’établissement.

Le registre de sécurité

Les résultats des VGP sont consignés au registre de sécurité (articles R4323-25 et L4711-5) ; les rapports des vérificateurs extérieurs y sont annexés. Trois points pratiques souvent ignorés :

  • La forme numérique est admise : l’article R4323-27 autorise la conservation « sur tout support », à condition de garantir l’accès à l’inspection du travail — un registre dématérialisé dans un logiciel est donc parfaitement légal.
  • Conservation : 5 ans minimum (article D4711-3), et en tout état de cause les deux derniers rapports de chaque équipement. Les rapports de vérification initiale se conservent en pratique toute la vie de l’installation.
  • Chaque document doit être daté et identifier l’organisme et la personne qui a réalisé la vérification (article D4711-2).

Ce que vous risquez

  • Amende de 10 000 € pour l’employeur, appliquée autant de fois qu’il y a de travailleurs concernés (article L4741-1) — pour un atelier de 20 personnes exposées, l’addition monte vite.
  • En cas d’accident avec un équipement non vérifié : poursuites pénales (blessures ou homicide involontaires, aggravés en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité) et faute inexcusable de l’employeur au civil, avec indemnisation complémentaire à sa charge.
  • Au quotidien : un rapport de VGP valide (réserves levées) est exigé pour les tests CACES, et l’inspection du travail peut demander une vérification par organisme accrédité, voire arrêter les travaux en cas de danger grave.

Cinq idées reçues qui coûtent cher

  1. « La VGP vaut maintenance. » Non : la VGP est un constat d’état, sans réparation ni réglage. L’entretien suit la notice du fabricant et se trace dans le carnet de maintenance (arrêté du 2 mars 2004) — un document distinct.
  2. « Le rapport de VGP vaut conformité. » Non : les observations du rapport doivent être traitées, et un équipement dont les réserves touchent la sécurité ne doit pas rester en service.
  3. « Le matériel de location est vérifié par le loueur, ce n’est pas mon problème. » En pratique le loueur réalise les VGP, mais la responsabilité reste celle du chef de l’établissement utilisateur : vous devez vous assurer, rapports à l’appui, que les vérifications sont à jour avant utilisation.
  4. « Les harnais au magasin n’ont pas besoin de VGP. » Si : l’arrêté du 19 mars 1993 soumet les EPI antichute « en service ou en stock » à la vérification annuelle.
  5. « Un engin de chantier sans fonction levage n’a pas de VGP. » Si : 12 mois (arrêté du 5 mars 1993) — et 6 mois dès qu’il est équipé pour le levage.

Les autres solutions du marché

Notre enquête a recensé d’autres acteurs que nous n’avons pas retenus dans le panel :

  • GMAO généralistes qui traitent la VGP comme un cas d’usage parmi d’autres : DIMO Maint, Mobility Work, CARL Source, MAINTI4, WiW Maintain. Pertinentes si la maintenance est votre besoin premier et la VGP un sous-produit.
  • Suites HSE / QSE avec un sous-module équipements : WinLassie, Prévisoft, Izypeo, MemoryFlow — voyez plutôt notre comparatif des logiciels QHSE.
  • Gestion d’EPI proches de GearTracker : MaSecuPro, OpenSafe — détaillées dans notre comparatif des logiciels de gestion d’équipements.
  • Solutions internationales : Papertrail (Royaume-Uni, référentiels IRATA/LEEA) et Onix Work (Norvège, LOLER/NORSOK) — solides, mais non alignées sur l’arrêté du 1er mars 2004 et sans support français.
  • Portails des organismes de contrôle : Apave Connect, BV Link (Bureau Veritas), les espaces clients Socotec et Dekra… Ce ne sont pas des logiciels achetables mais des services de restitution liés à une prestation de vérification — pratiques, mais vous repartez de zéro si vous changez de prestataire.

Si vous utilisez une solution absente de ce dossier, votre retour nous intéresse : contactez-nous.


Notre méthodologie : 7 critères notés sur 10

Chaque solution est notée sur 7 critères, et le classement interactif pondère ces notes selon votre profil :

  1. Couverture VGP — étendue fonctionnelle réelle : planification, rapports, registre, levée des observations, GMAO.
  2. Ergonomie — facilité de prise en main, modernité, retours utilisateurs.
  3. Prix & transparence — niveau de prix ET clarté (une grille publique vaut mieux qu’un devis opaque).
  4. Mobile & terrain — app mobile ou tablette, hors-ligne, scan QR/NFC, usage réel en atelier ou sur chantier.
  5. Conformité FR — alignement vérifiable sur les arrêtés français, registre de sécurité, périodicités et veille. Les promesses non corroborées et une maturité insuffisante lors de nos essais pénalisent fortement cette note.
  6. Reporting — tableaux de bord de conformité, exports, portail client.
  7. Essai & déploiement — possibilité de tester librement, rapidité de mise en œuvre.

Nos sources : sites et pages tarifs des éditeurs, registres d’entreprises (Pappers, societe.com, annuaire-entreprises.data.gouv.fr), plateformes d’avis (Capterra, GetApp, Appvizer, Logiciels.Pro), Légifrance pour le volet réglementaire — consultés en juillet 2026.

Nos précautions : ce marché est jeune et opaque. La quasi-totalité des solutions n’a aucune fiche sur les plateformes d’avis — les notes ou compteurs de clients affichés par les éditeurs eux-mêmes ne sont pas vérifiables et nous ne les avons pas comptés comme acquis. Plusieurs éditeurs sont très récents ou difficiles à identifier au registre — nous le signalons dans chaque fiche. Les tarifs relevés peuvent évoluer : faites-les confirmer par écrit. Ce classement reste notre lecture éditoriale : vos priorités peuvent légitimement donner un autre ordre — c’est précisément pour ça que le comparateur est pondérable.


🤔 Comment choisir ? Les 5 questions à se poser

  1. Qui produit le rapport ? Vous réalisez les VGP (personne qualifiée interne ou activité de contrôleur) → outil vérificateur (Pro VGP, Octav, eControle). Vous les faites réaliser → outil exploitant (GearTracker, QRTick, Ealico).
  2. Quel périmètre d’équipements ? EPI et petits équipements → GearTracker. Levage uniquement → Pro VGP. Multi-régimes (ESP, électricité, incendie…) → Ealico.
  3. Le terrain a-t-il du réseau ? Ateliers sans connectivité, sites isolés → exigez un vrai mode hors-ligne (eControle, QRTick).
  4. Quel budget total ? Les grilles publiques vont de 9 €/mois (Pro VGP) à 119 € HT/mois (eControle) côté vérificateur, et de la gratuité (GearTracker ≤ 100 équipements) à ~0,50 € HT/équipement/mois côté exploitant. Un « sur devis » sans fourchette doit vous faire poser des questions.
  5. Puis-je tester avant d’acheter ? GearTracker (gratuit ≤ 100 équipements), QRTick (30 jours) et eControle (essai du mode tablette) permettent de tester sans rendez-vous commercial.

❓ Questions fréquentes

La VGP est-elle vraiment obligatoire ?

Oui. L’article R4323-23 du Code du travail impose des vérifications générales périodiques pour les équipements listés par arrêtés — appareils et accessoires de levage (arrêté du 1er mars 2004), certains engins et machines (arrêté du 5 mars 1993), EPI antichute (arrêté du 19 mars 1993)… La périodicité est de 3, 6 ou 12 mois selon l’équipement : utilisez le simulateur ci-dessus pour votre cas.

Qui peut réaliser une VGP ?

Une personne qualifiée, interne ou externe (article R4323-24) : compétente sur les risques de l’équipement, connaissant la réglementation, inscrite sur une liste tenue à disposition de l’inspection du travail. L’organisme accrédité n’est obligatoire que dans des cas particuliers (demande de l’inspection du travail notamment), mais reste le moyen de preuve le plus simple.

Combien coûte une VGP réalisée par un organisme ?

D’après les grilles publiées par des prestataires (ordres de grandeur, aucun barème officiel n’existe) : environ 70 à 230 € HT par équipement — un chariot élévateur autour de 100-130 €, une nacelle 100-170 €, un pont roulant ou une grue auxiliaire ~150 €, des accessoires de levage à partir de ~70 € — avec des tarifs dégressifs au volume. Le logiciel qui évite un seul oubli d’échéance (et l’immobilisation ou l’amende qui va avec) est vite rentabilisé.

Existe-t-il un logiciel VGP gratuit ?

Sur le suivi de parc, GearTracker propose un plan gratuit permanent jusqu’à 100 équipements avec utilisateurs illimités. Côté production de rapports, comptez de 9 €/mois (Pro VGP) à quelques centaines d’euros par mois selon l’usage.

Un registre de sécurité numérique est-il légal ?

Oui : l’article R4323-27 autorise la tenue du registre et la conservation des rapports « sur tout support », sous réserve d’en garantir l’accès à l’inspection du travail. Conservez au moins les 5 dernières années de rapports et, pour chaque équipement, les deux derniers (article D4711-3).

Quelle différence entre VGP et maintenance ?

La VGP est un constat réglementaire de l’état de l’équipement, sans réparation ni réglage ; la maintenance est l’entretien selon la notice du fabricant, tracé dans le carnet de maintenance (arrêté du 2 mars 2004). Les deux sont obligatoires et complémentaires — et un bon outil trace les deux sans les confondre.


🚀 Conclusion : notre avis

Si vous exploitez un parc, GearTracker est le point de départ le plus rationnel : gratuit jusqu’à 100 équipements, utilisateurs illimités, et le suivi des échéances comme des habilitations sans projet informatique ; Ealico convient mieux aux grands comptes multi-régimes. Si vous réalisez les VGP, Pro VGP est imbattable en levage pur à 9 €/mois, Octav le choix moderne multi-domaines, et eControle la valeur sûre des organismes structurés.

Utilisez le comparateur interactif avec vos propres pondérations et le filtre d’usage : c’est votre contexte qui fait le bon choix, pas le nôtre.


Note de prudence : service retiré du comparatif

Nous avons testé Contrôle Réglementaire, mais ne sommes pas parvenus à valider de manière indépendante plusieurs chiffres et références annoncés. Malgré une application iOS/Android revendiquée, nous n’avons pas identifié de fiche officielle attribuable à l’éditeur sur l’App Store ou Google Play. En conséquence, ce service a été retiré du classement et du tableau comparatif. Il doit être traité avec prudence, en demandant des références clients vérifiables, des preuves de conformité adaptées à vos usages et une démonstration complète avant tout engagement.